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Les minis cocos

Les minis cocos

Les Minis Cocos, c’est l’envie de proposer une collection de jolies pièces, toutes en harmonie, pour les tout-petits principalement, mais pas seulement.

C’est l’envie aussi, de créer un univers réuni par des illustrations remplies de poésie, et décliné sur différentes matières. Le papier, la céramique, mais aussi et surtout, le tissu, avec une collection de langes bébé imprimés en coton bio trop cocos.

Et puis, Les Minis Cocos, c’est avant tout l’envie de faire rimer douceur et poésie, avec beaucoup d’amour, pour en parsemer la vie. Celles des tous-petits, comme celles des plus grands; enfants, papas et mamans.

 

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@lesminiscocos

 J'étais assise, par terre. Seule au milieu de la chambre de Noah. Je venais d'appeler ma mère. Encore une fois. Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Encore. Je venais de lui dire que, en cette année 2018, son fils allait se marier, et sa fille se séparer. J'étais là, adossée à la jolie commode de Noah couleur menthe à l'eau. En pleurs. J'avais mal partout, au dos, au ventre, au cœur. Et là, je me suis dit que je ne méritais pas cela. Ni les enfants, ni moi. Je ne pensais pas à un autre homme, ou au fait que je valais mieux. Absolument pas. Simplement, personne ne doit vivre cela. C'est aussi simple que ça. Les limites étaient franchies, les valeurs les plus chères à mon cœur bafouées. Je le savais au fond de moi. La séparation arrivait à grands pas. Mais je peinais à le faire, ce si grand pas. Pourtant, je suis partie plusieurs fois. Et revenue. Mais il ne changeait pas. Il avait deux visages à la fois. Et la colère qu'il déversait se rapprochait à chaque fois. J'avais le sentiment d'avoir moins de répit. Je me sentais sur le qui-vive. A quand la prochaine fois. Ou la fois de trop. Je ne savais pas. J'appréhendais les week-ends. Finalement quand il était là. Le monde à l'envers. Et j'étais là, assise par terre. Adossée à la jolie commode de Noah, couleur menthe à l'eau. En pleurs. J'avais mal partout, au dos, au ventre, au cœur. J'avais peur. Peur de ne pas y arriver. Aujourd'hui, cela fait 10 mois que j'ai franchi ce si grand pas. 10 mois que je suis partie. Un matin d'hiver. Les enfants dans mes bras. J'ai encore cette image d'Eliott dans ses bras. Il allait le mettre dehors. En ce matin d'hiver. Le monde à l'envers. Alors je suis partie en me disant que c'était la dernière fois. Je le savais. C'était irréversible. C'était le meilleur choix. Aujourd'hui, cela fait 10 mois que notre petite famille rime à trois. Je n'ai pas vraiment de mots pour vous décrire la vie depuis. Elle est si jolie. Tellement. Croyez-moi.
 Tu avais un petit jour. Tes petits yeux clignaient à la lumière du jour. Mon amour. Tu avais 3 petits jours. De si petits pieds. Je venais de te donner la vie. Je t'attendais, si tu savais comme je t'attendais. Tu avais 5 petits jours. Tes petits doigts m'aggripaient. Je venais de te mettre au monde et je comprenais que la douleur s'intensifiait. Je me doutais que ce n'était pas comme pour ton frère, trois années en arrière. Tu avais 5 petits jours. Tu étais contre moi. J'avais chaud et froid à la fois. Je ne parvenais plus à respirer. La douleur me sciait à chaque mouvement. Là où tu étais 5 petits jours avant. Tu avais 5 petits jours. J'ai préféré avertir ton papa. La douleur s'amplifiait, je sentais qu'il se passait quelque chose qui m'échappait. Il s'est fâché. Contre moi. Alors j'ai pris sur moi. Et j'ai compté les heures. Mais j'avais peur, au fond de moi. Tu avais 6 petits jours. Tes petits cheveux déjà cuivrés m'éblouissaient. Je savais qu'il fallait consulter. Ton papa m'a déposée avec toi, à l'hôpital. Il est parti avec ton grand frère qui avait rdv. Mais il n'a pas compris. Encore une fois. Qu'il fallait être là. Pour toi, pour moi. Encore aujourd'hui je ne sais pas comment j'ai fait pour marcher, te changer, t'allaiter. Tant la douleur me cisaillait. Tu avais 6 petits jours. Tout s'est accéléré. On t'a mis dans des bras que je ne connaissais pas. Et je suis partie. En bas. Passer des examens. Je me souviens très bien de la douleur. L'horreur. Et de la peur de te laisser. Mon bébé. Tout s'est accéléré et on s'est retrouvés, toi et moi. Sur un brancard. Je n'avais plus le droit de bouger. Mais tu étais là. Mon bébé. Tu avais 6 petits jours. Je venais de te donner la vie quand on m'a expliqué qu'à quelques heures près, peut-être, j'aurai pu perdre la vie. Tu avais 6 petits jours. Mon cœur fondait d'amour pour ton frère et toi. Il y a peu de mots pour expliquer cela. C'est une force incroyable. Une force que je ne soupçonnais pas. En moi. Et que je découvre chaque jour. Grâce à vous. Mes amours. Tu avais 6 petits jours. C'est si petit pourtant mon amour pour toi était déjà infini. Et puis, ce jour là que j'ai pris une sacrée leçon de vie. ⬇️
 Parfois, je me demande comment j'ai pu me perdre autant. M'oublier, à ce point. Et puis, je comprends que le plus important maintenant, c'est d'avoir retrouvé mon chemin. Je ne cherche pas à oublier mon passé. Je fais la paix. Chaque jour un peu plus, je le sais. J'ai pris de sacrées leçon de vie et je me suis relevée. Je m'en sens grandie. Vraiment. Et puis, je suis maman. Avant j'aurai mis surtout. Surtout je suis maman. Mais non, pas uniquement. Je suis une femme aussi. Être maman m'apporte une force incroyable. Inexplicable. C'est un amour infini qui me pousse en avant, chaque instant. Mais, je suis une femme aussi. Heureuse et épanouie. Vraiment. Je remets des couleurs à mes vêtements, du rouge à mes lèvres et du rire à ma vie. Certains disent que je suis rayonnante, ou pétillante. Je vous assure que je suis juste vivante. Vraiment. J'ai une chance infinie d'être en vie, maman, entourée et aimée. Qu'importe ce que je fais dans la vie, le nombre de chiffres à mon bulletin de paie, je suis en bonne santé, épanouie et mes enfants aussi. Qu'est ce que je fais dans la vie ? Je fais de mon mieux pour que nous soyons heureux. Nous sommes ensemble, c'est déjà prodigieux. . En écho, cette chanson de Fauve : "Mais on a la chance d'être ensemble tous les deux. De s'être trouvés. C'est déjà prodigieux. Alors, haut les cœurs."
 Je fais au mieux. Avec tout mon cœur, je vous assure, et au mieux. Et dans mon cœur, il y a beaucoup d'amour, de tendresse et de joie, mais il y a parfois des chagrins, des coups de moins bien et des peurs. Comme tout être humain. J'ai beau avoir 31 ans, je suis faite d'émotions et d'un petit (gros) cœur qui bat à tout va. J'apprends à mes enfants à accueillir leurs émotions, à accepter leur sensibilité, alors je ne vois pas pourquoi je changerai et je ferai, moi, autrement. Au contraire, je leur montre que leur mère n'est pas linéaire. Je réagis face à la vie, je la vis pleinement et intensément. Je suis connectée à mon cœur, et je n'ai aucune intention de me blinder, ou de contrôler mes émotions. J'apprends justement à les respecter, et m'écouter. Comme je le fais pour mes enfants. Ce n'est pas chose aisée, mais c'est un cheminement. C'est certainement une forme de respect. S'écouter. Ne pas changer, mais être soi. Comme on est, avec nos émotions, nos forces et sensibilités. Alors, parfois il y a des jours où c'est plus compliqué, et finalement, c'est certainement dans ces moments où il faut d'autant plus s'écouter, lâcher prise, pleurer, écrire, aller courir ou nager, que sais-je, mais trouver un moyen d'accueillir le flot d'émotions, plutôt que de tout contrôler et contenir. Pour mieux rebondir ou repartir du bon pied. Je fais au mieux. Sincèrement. Avec tout mon cœur. Alors forcément parfois, j'ai l'impression d'être une maman en carton, une maman qui court après le temps, et ma jauge de culpabilité peut soudainement être élevée, mais j'apprends à voir les choses autrement. Je montre à mes enfants que je suis comme eux. Vraie, sincère, avec mon petit cœur qui bat à tout va, alors parfois c'est le brouhaha, mais avec beaucoup d'amour, de patience et de mots, ça va. Oui ça va toujours, avec beaucoup d'amour.
 ¦ les minis écrits ¦ Un soir d'été, entre coup au cœur et amitié, au fin fond d'un pub irlandais  . #lesminisecrits #texteamour #citationamour #ecriture #livre #ecrire #lecture #bookstagram #love